NBI Accueil et Zones à Caractère Sensible à Limoges: ça bloque encore!!
Depuis maintenant près de 2 ans, la section de la ville de Limoges du syndicat INTER FSU tente par tous les moyens de faire appliquer les décrets de 2006 sur la Nouvelle Bonification Indiciaire pour les personnels travaillant en Zones à Caratère Sensible ou/et exerçant à titre principal la fonction d'accueil. Plus de 350 personnes ont ainsi demandé la régularisation de la situation par lettre recommandée adréssée au maire de Limoges. 115 d'entre eux ont fait parvenir à notre syndicat le double de leur lettre, ce qui nous a permi de suivre pour eux le calendrier des démarches à suivre.
Concernant la NBI accueil, des améliorations ont été apportées depuis le début de l'année puisque certains agents bénéficient désormais de cette prime. Quelques uns d'entre eux ont pu ainsi bénéficier d'un rappel (depuis août 2006) de près de 800€
Mais d'autres, remplissant pourtant les conditions pour pouvoir en bénéficier ne touchent toujours rien...
D'autres encore, comme les gardiens de l'hôtels de ville, n'ont touché cette prime qu'à compter du mois d'avril, ( et encore, 80% d'entre eux ne l'ont pas eue au mois de mai...un oubli? ) alors que leurs fonctions sont les mêmes depuis plusieurs années.
En ce qui concerne les Zones à Caractère Sensible, aucune avancée significative n'est venue améliorer le traitement des agents travaillant dans ces zones. Il est vrai que le rappel de cette prime ne se calcule pas depuis août 2006, mais peut remonter jusqu'à 4 ans, soit pour la plus petite des primes un rappel de près de 1800€
Lors de notre entrevue avec la responsable de la DRH chargée du dossier, le 10 juin dernier, il nous a été signifié que la position de l'administration était qu'elle ne souhaitait pas favoriser une certaine catégorie du personnel par rapport à une autre ne travaillant pas dans les quartiers visés par la loi.
La FSU lui a répondu que les agents travaillant dans ces zones était loin d'être favorisés ( voir les articles de presse régionale depuis 2 ans! ) mais qu'elle ne voyait pas d'opposition à ce que la municipalité accorde la NBI à TOUT le personnel. La FSU a tout de même précisé qu'en l'état actuel des choses, la loi NBI sur les ZCS devait être appliquée. La responsable nous a signifié que les techniciens de la DHR avait fait leur possible pour régler le problème de la NBI. A cours d'arguments, elle a fini par nous dire que le dossier était désormais sur le bureau des politiques...
Plusieurs collègues, devant le mutisme de la municipalité et après avoir exercé un recours gracieux auprès du maire, ont décidé de porter l'affaire devant les tribunaux. Notre syndicat les a épaulé dans cette démarche en constituant avec eux leur dossier de requête pour le tribunal administratif. [ NDLR: Ceci fera peut être taire certains Syndicat bien intentionnés ( deux lettres: Consonne, Voyelle...) qui prétendait que la FSU n'était pas derrière les agents pour les seconder].
Nous envoyons aujourd'hui un ultime courrier à Monsieur le Maire pour qu'il accepte de nous recevoir et que nous discutions ensembles des modalités d'application de la Loi sur la NBI à la Ville de Limoges et à la Communauté d'Agglomération.
Nous nous reservons le droit, en cas de non réponse ou de refus, d'en appeler à l'ensemble des collègues concernés à la rentrée de septembre pour un mouvement de grève ou toutes autres actions à mener pour faire aboutir ces revendications légitimes
