CONGES MATERNITE: LES DANGERS D'UN EVENTUEL ASSOUPLISSEMENT!

Publié le par aigle 4

Pour l’allongement du   congé de maternité,

 Pour un service public de la petite enfance

 

,

Le ministre Philippe BAS vient de présenter un plan pour la petite enfance, prétendant répondre aux besoins de manière « ambitieuse et pragmatique ». A la lecture, on est malheureusement,  loin de ces objectifs affichés, avec des propositions dangereuses qui plus est, pour les mères comme pour les enfants.

 Toutes les  enquêtes le montrent, et notamment celle de la DREES publiée en Octobre 2006, le congé de maternité est jugé insuffisant par les mères.84% souhaiteraient s’arrêter plus longtemps; en moyenne, le congé de maternité est rallongé de 38 jours par les mères d’un ou 2 enfants, de 21 jours pour celles de 3 enfants (par ajout de congés annuels ou prévus par les conventions collectives).   De plus 2/3 d’entre elles doivent prendre un congé pathologique (essentiellement en période prénatale).

 

 

 

 Contraint de  reconnaître  cette réalité, le ministre, au lieu d’ouvrir une négociation sur l’ALLONGEMENT du congé de maternité (actuellement de 16 semaines -6avant,10 après-)  , propose de l’assouplir et de faciliter le transfert d’une partie du  congé prénatal sur le congé postnatal, en globalisant le congé , au mépris de la santé des femmes, et  avec des  risques accrus de prématurité!

 La FSU pour sa part revendique l’allongement du congé  à 26 semaines quel que soit le rang de l’enfant.

 

 

En ce qui concerne l’accueil du jeunes enfant, le ministre avance le chiffre de 40 000  places de crèches sur 5 ans, ce qui  ralentit l’impulsion lancée en 2001. Les  crèches sont le mode de garde préféré des parents mais le gouvernement a donné la priorité à la garde individuelle ( 9 milliards d’euros alloués par les CAF à l’accueil individuel  mais 2 seulement pour les crèches). Les besoins sont donc énormes. De plus, c’est la qualité de cet accueil qui est également en cause. Le ministre met ainsi en avant des « contraintes réglementaires » qui empêcheraient le développement des crèches (qualification et expérience des personnels).

Philippe Bas propose donc de lever les obstacles en rénovant le décret qui fixe les règles d’encadrement et de fonctionnement des crèches. Il envisage des micro –crèches avec des personnels moins qualifiés et dans des lieux non habilités, et une aide  à la création de crèches dans les PME, ce qui implique  d’attribuer de nouveaux  financements au profit de structure privées.

 

     La FSU  demande la création d’un véritable service public de la petite enfance, avec des personnels qualifiés et en nombre  suffisant pour garantir l’accueil de qualité des jeunes enfants

 

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article